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association des amis de Paris-Moscou  communications-productions

  

    

 

bonjour

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Bienvenue sur le site des Amis de Paris-Moscou communications-productions.


L’association continue à soutenir le spectacle de Bruno Niver, “Maïakovski-Elsa-Aragon, Ils se sont rencontrés à Paris” qui sous le label de l’année France-Russie 2010, a été  présenté à Paris en 2010 et en 2011, au théâtre des Déchargeurs puis au théâtre du Marais et au festival Off d’Avignon 2011. Il va être repris au Festival d’Avignon 2012 au Théâtre du Bourg Neuf dans une mise en scène renouvelée.

Si nous mettons un poème de Maïakovski en exergue, c’est parce que -outre qu’il est un très grand poète, ce qui se suffit à lui-même- il est un peu le parrain de toute cette aventure. Il était l’un des trois poètes mis en scène dans le premier spectacle de Bruno Niver L’amour de la révolution et la révolution de l’amour, et il est encore l’un des protagonistes de “Ils se sont rencontrés à Paris”.


L’association soutient également la nouvelle création de Bruno Niver, «Danser Baudelaire...» un spectacle qui mèle subtilement la poésie, la musique et la danse et qui sera crée au Festival d’Avignon 2012 au Théâtre du Bourg Neuf.



voir un bateau partir et

rester sur le quai

comme un coeur

qu’on arrache

comme une main

qu’on laisse flotter

au vent


                              bruno niver


S’il était poète celui qu’ainsi tu tortures,

il aurait

contre argent et gloire troqué sa bien-aimée,

or, pour moi,

toutes les cloches sont sans joie,

hormis celle qui sonne le son de ton nom bien-aimé.

Je ne sauterai pas dans le vide,

ne boirai pas la ciguë,

n’appuierai pas la gâchette à ma tempe.

Sur moi,

hormis ton regard,

n’a de force la lame d’aucun couteau.

Demain, tu auras oublié

que je t’ai couronnée,

que l’amour a brûlé l’âme en fleurs,

et le vent de carnaval des jours agités

ébouriffera les pages de mes livres…

De mes paroles les feuilles sèches

sauront-elles l’arrêter,

haletante ?

Laisse-moi au moins

de ma dernière tendresse tapisser

le sol sous ton pas qui se perd.


extrait de Lilichka

Vladimir Maïakovski

1893-1930